Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 13:32
Video - Guinée : une grande partie de l'opposition "prend acte" du putsch

Par Patriote
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 13:28
Le chef de la junte au pouvoir depuis le 23 décembre en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, a menacé mercredi soir à Conakry d'"ôter la tenue" militaire pour se présenter ...

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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 13:27
Le nouveau Sankara, le Capitaine Moussa Dadis Camara, President de la "Republique" de Guinée Conakry humilie l'Ambassadeur d'Allemagne en publique.


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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 13:10

Guinéennes, Guinéens
Mes chers compatriotes,
Hôtes étrangers vivant parmi nous ;

L’année 2008 s’achève dans la douleur, mais sur une note d’espoir. Il y a quelques jours, le 22 décembre précisément, nous quittait le Général Lansana Conté, Président de la République et Chef suprême des armées. Cette adresse à la Nation m’offre une nouvelle occasion pour présenter à sa famille et à toute la nation guinéenne mes condoléances émues. Après vingt-quatre ans à la tête de la Guinée, le Général Lansana Conté nous a légué un pays en paix dans une sous-région ouest africaine tourmentée.

Au lendemain de sa disparition, les forces armées guinéennes ont décidé de prendre le pouvoir pour éviter que notre pays ne bascule dans la guerre ethnique. Le chaos aurait en effet pu s’installer si le pouvoir tombait dans les mains d’un soi-disant dauphin constitutionnel, Président d’une Assemblée nationale qui ne représente qu’elle-même depuis l’expiration de son mandat il y a plusieurs mois.

Aucune œuvre humaine n’est parfaite. J’ai fait le choix de retenir de l’action de mon prédécesseur l’ouverture de notre pays à la démocratie et à l’économie de marché, la modernisation de nos infrastructures notamment routières, la sauvegarde de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale.
La prise du pouvoir n’est toutefois pas et ne saurait être une fin en soi. Fidèles à notre obligation de protéger la nation, nous avons pris nos responsabilités pour redresser le pays et le mener à des élections transparentes, premier pas vers l’enracinement définitif de la démocratie.
La Guinée est bien mal en point. Certains disent que notre pays est un scandale géologique. Je dirais que c’est un scandale tout court.

C’est un scandale parce qu’un grand peuple comme le nôtre, qui a été à l’avant-garde du mouvement des indépendances, est aujourd’hui à la traîne dans le concert des nations.

C’est un scandale parce que nous importons chaque année pour une valeur de 300 millions de dollars le riz que nous consommons alors que notre pays, doté d’une pluviométrie abondante, regorge de grandes terres cultivables.
C’est un scandale car nous n’arrivons pas à assurer une desserte correcte de notre pays en eau courante et en électricité, alors que la Guinée, château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, a un potentiel hydroélectrique qui peut satisfaire les besoins d’une bonne partie de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

C’est un scandale parce que, par incompétence ou par manque de patriotisme, les différents gouvernements qui se sont succédé au cours des dix dernières années ont été incapables de mener notre pays au point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés, qui pourrait lui faire bénéficier d’un allègement de sa dette extérieure de plus de 2 milliards de dollars.

C’est un scandale car, depuis notre accession à l’indépendance, les Guinéens parlent mais ne font pas grand-chose, se servent de la Guinée au lieu de la servir, la pillent mais ne la construisent pas.

Le Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD), mis en place dans la foulée de notre arrivée aux affaires, s’assigne pour mission de casser cette spirale du pire. Le Premier Ministre, Kabinet Komara, qui vient d’être nommé, ainsi que le gouvernement qu’il va former vont se mettre sans tarder à la tâche, au service de cet enjeu fondamental.

Pour redresser notre économie, un état des lieux est nécessaire: l’évaluation est une étape indispensable à toute action constructive. A l’instar du diagnostic d’un médecin, l’audit global de l’Etat que nous allons commanditer va quantifier l’ampleur des dégâts et identifier la nature des maux, pour nous permettre de leur appliquer une thérapie de choc.

Loin d’être une chasse aux sorcières, l’audit va, en toute objectivité, déceler les fautes de gestion qui ont mis notre pays à genou et en identifier les auteurs. En vertu de la pédagogie de l’exemple, ces derniers subiront toute la rigueur de la loi, en signe de notre détermination à lutter contre la corruption et la drogue. Ces fléaux, qui gangrènent notre pays, fragilisent notre présent et hypothèque l’avenir de nos enfants.

Nos ressources les plus stratégiques ont été bradées, moyennant des dessous de table versés sur des comptes off shore, ouverts aux noms de fonctionnaires véreux, dans des paradis fiscaux.

Nous voyons un des derniers exemples de cette logique de pillage à travers la concession du terminal à containers. En dépit de l’avis d’un cabinet international réputé, qui a conclu que le contrat de concession est manifestement léonin et absolument défavorable aux intérêts de la Guinée, le gouvernement sortant s’est entêté à le signer.

Notre pays est sans doute le seul au monde où des personnes appelées des cadres peuvent sacrifier de façon si grossière les intérêts stratégiques de leur nation. Toutes les conventions vont être renégociées, en vue d’optimiser les revenus de la Guinée.

Cette opération ne vise à brimer aucun investisseur. Nous nous attelons tout au contraire à faire de notre pays, au potentiel si important, une destination attractive pour les investissements directs étrangers. Mais nous ne saurions ne pas corriger les déséquilibres de certains contrats, qui lèsent les intérêts de la Guinée.

Toutes les administrations financières, vont être assainies, dotées de procédures de décaissement sans faille, entièrement informatisées et soumises à des contrôles fréquents.

Toutes les dépenses qui vont être effectuées le seront dans le respect du principe de l’équilibre budgétaire. La planche à billets, qui alimente l’inflation, n’est pas un instrument de gestion économique. Nous n’en userons pas.

Le Gouvernement doit s’atteler à atteindre le plus tôt possible le point d’achèvement de l’initiative PPTE, mais également se doter des ressources financières adéquates pour améliorer, dans les meilleurs délais, la desserte en énergie électrique et en eau courante.

Je mets un point d’honneur à faire cesser progressivement les délestages de courant qui plongent le pays  dans le noir et les coupures d’eaux qui assoiffent les guinéens. C’est mes yeux une question de dignité nationale.

Le CNDD et moi-même veillerons de très près à la mise en œuvre d’un autre grand chantier: celui de la refondation de la démocratie, qui passe par la réforme de la justice, la libéralisation des ondes et l’organisation d’élections législatives et présidentielle libres et transparentes d’ici décembre 2010.

La corruption est en train de tuer la justice dans notre pays. On peut aujourd’hui tuer, violer, voler en toute impunité, pourvu qu’on rétribue un juge qui passe outre les lois pour transformer le vrai en faux et le faux en vrai. Nous allons revoir le statut du magistrat, renforcer les pouvoirs de contrôle du Conseil supérieur de la magistrature, veiller à l’application des lois et à l’exécution effective des peines.

Celui qui tue, viole ou vole sera châtié sévèrement conformément à la loi. C’est aussi cela respecter les droits de l’homme, car la victime est, autant que le criminel ou le délinquant, un être humain.

Pour renforcer la culture démocratique, la participation citoyenne et l’implication de l’opinion publique, le gouvernement et le CNDD vont étudier les voies et moyens pour parfaire le dispositif des subventions destinées aux organes qui y participent. De même, selon des critères qui vont être redéfinis, des licences de radios et de télévisions privées vont être accordées.
Les ondes doivent être totalement libérées, c’est une des conditions de la transparence et de la bonne gouvernance.

Sincère dans ma volonté de dialogue avec les partis politiques, la société civile, et les organisations internationales qui appuient le processus électoral, je leur laisse le soin de discuter et de me soumettre des propositions. La seule ligne directrice est la suivante : il nous faut des élections les plus transparentes possibles dans le délai le plus court possible. Ainsi, les élections ne pourraient plus être contestées dans ce pays.

Guinéennes, Guinéens,
Mes chers compatriotes,
Hôtes étrangers vivant parmi nous,

Permettez-moi d’assurer la communauté internationale de notre souci de progrès, de respect des droits de l’homme, et de renforcement de la bonne gouvernance. Jugez-nous à l’ouvrage : nous voulons redresser le pays, le doter d’institutions crédibles et lui donner des élus issus d’élections transparentes. Accompagnez-nous dans notre œuvre de reconstruction !
Votre soutien va servir une cause hautement géopolitique, car une Guinée forte, dont nous voulons poser les bases, va stabiliser l’Afrique de l’Ouest et renforcer la sécurité dans notre sous-région.

Je ne saurais terminer cette adresse à la nation sans faire un clin d’œil à la jeunesse de mon pays. Juste pour dire que j’ai compris le message : les centaines de milliers de jeunes qui, le long des artères de Conakry, ont acclamé mon cortège le 24 décembre, veulent se nourrir correctement, se soigner, faire du sport, apprendre et trouver du travail à l’issue de leurs études. Le CNDD et le gouvernement feront des questions de jeunesse une priorité absolue.

Nous n’allons peut-être pas avoir le temps de les mener à terme, mais nous allons ouvrir des chantiers de réforme dans les domaines prioritaires de l’éducation, de la santé, de l’emploi et de la lutte contre la pauvreté.

Guinéennes, Guinéens,
Mes chers compatriotes,
Hôtes étrangers vivant parmi nous,

Je nourris le rêve d’une Guinée prospère et forte, respectée en Afrique et dans le monde, démocratique et ouverte. Que Dieu, le maître des jours à venir, exauce ce vœu, et commence à en poser les prémices dès cette année 2009 qui s’annonce !

Je vous adresse à vous tous mes vœux les meilleurs. Que Dieu Tout Puissant, qui a encore une fois sauvé notre pays, continue de nous assister !

Vive la Guinée !
Vive la République !
Vive le CNDD !

 

Capitaine Moussa Dadis CAMARA
Chef de l’Etat, Président de la République
Président du CNDD

Par Patriote
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 13:08

Apprécié au sein de la troupe pour son humanisme, le Capitaine Moussa Dadis Camara occupe le devant de la scène politique de la Guinée en devenant Chef de l’Etat suite au décès du Général Lansana Conté.

Cet Officier que les Guinéens découvrent par la force du destin le 23 Décembre 2008 est né en 1964 à Koulé, Préfecture de N’Zérékoré où il effectue ses études primaires. Ses études Secondaires au Lycée Samory Touré sont sanctionnées par un Baccalauréat en Sciences Mathématiques.

Admis en 1986 à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, il obtient le Diplôme d’Etudes Supérieures en Economie et Finances.

Le 1er Janvier 1990, il intègre les rangs de l’Armée et effectue sa formation commune de base à la Première Région Militaire au Centre d’Instruction d’Infanterie de Kindia.

De 1996 à 1999, le Soldat Moussa Dadis Camara suit des cours d’Officier à Dresden en République d’Allemagne. Il obtient le brevet de Chef de Section en gestion et suit des cours d’Application dans la ville de Bremen.

Rentré au pays en 2000, il est affecté comme Intendant Adjoint de l’UNAMSIL en Sierra Leone puis nommé en 2001, Chef de Section au Service des Essences de l’Armée.

Trois ans plus tard, il décide d’abandonner ce poste pour se consacrer à son perfectionnement dans le domaine militaire.

Il repart en Octobre 2004 pour l’Allemagne et suit des cours de Capitaine d’Intendance et de Logistique à Kummersbruck-Garlstedt.

Le Capitaine Moussa Dadis Camara pratique l’Ecole d’Infanterie de Hammelburg et obtient le brevet de parachutiste Commando à Alternstadt en 2005.

A son retour, en butte à de nombreuses tracasseries de la haute hiérarchie à cause de son franc-parler, Le Capitaine Moussa Dadis Camara subit de fortes pressions qu’il supporte grâce à la solidarité de la troupe.

De 2005 à 2007, il est détaché à l’Etat Major Général des Armées où il jouera un rôle important pour calmer les Soldats lors des différentes mutineries qui ont secoué la Guinée.

Affecté à l’Intendance Générale, il occupe le poste de Chef de Section des Essences et ravitaillements militaires et à partir du 24 Novembre 2008, il est nommé Directeur Général des Essences et Lubrifiants des Armées.

Quelques semaines après, le 23 Décembre 2008, le Capitaine Moussa Dadis Camara est choisi par ses compagnons d’Armes pour prendre la tête du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) afin de présider aux destinées de la Guinée.

Cet acte historique dicté par un patriotisme sans faille a été salué par toutes les composantes de la Nation.

Le Président Moussa Dadis Camara manie avec égal bonheur le Français et l’Allemand.

Profondément ancré dans la religion, le Chef de l’Etat Guinéen est réputé être un homme de parole, qui considère le pouvoir comme un moyen de changer positivement le sort du Peuple.

Rigoureux et ouvert au dialogue, le Capitaine Moussa Dadis Camara s’est fixé des objectifs notamment : la restauration de l’autorité de l’Etat, la lutte contre l’insécurité, la corruption, les malversations financières et le retour à une vie constitutionnelle normale au terme d’une transition apaisée.

Les Carnets de la Présidence de la République, Bureau de Presse

Par Patriote
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